Archives avril 2014

Hier, dimanche, j’ai donc passé la plupart de ma journée dans le Brooklyn, plus précisément (et l'on aime la précision) dans le quartier de Williamsbourg-Est, aux bords du quartier « jeune » en pleine renaissance de Bushwick, où, dans un loft loué pour l’occasion, la séance de photo pour le chanteur colombien a eu lieu.

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Immeuble à Brooklyn où se trouvait le loft dans lequel on a fait la séance de photo


entreedecafe.jpgL'entrée de café branché qui s'appelle L'Hirondelle dans la rue Bogart



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Tout le quartier est marqué de graffiti à l'allure presque professoinnelle


graffiti2.jpgDans la rue Moore


leschaussurenounoursetcroix.jpgLa cerise sur le gâteau de la branchitude du quartier ? Un nounours, une paire de basket et deux crois suspendus au fil téléphonique au dessus de la rue Bogart


On s’était donné rendez-vous à 9 h 45 devant l’immeuble dans la rue Bogart (rien à voir avec l’acteur célèbre du même nom Humphrey Bogart, dont en l’occurrence la femme, l'actrice Lauren Bacall, habite toujours New-York, dans l’immeuble Le Dakota), mais le métro de la ligne L, que j’avais pris à j9 heures depuis sa station terminus à la 8e avenue, m’a déposé à la station Morgan en seulement 25 minutes. Le chanteur colombien, qui passait prendre la maquilleuse chez elle dans la voiture déglinguée appartenant à son copain, et le photographe bulgare (que je croyais russe, mais je me suis trompé) ainsi que la styliste, étaient tous en retard pour des raisons valables (euh, plus ou moins), ce qui m'a « permis » d'observer pendant une bonne heure la faune locale qui se promenait là, ce beau matin de fin avril, tandis que je complétais les mots croisés de dimanche.

Signes de vie

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dumondeauxguichets.jpgDu monde aux guichets TKTS malgré un temps tout à fait dégueu


Un temps tout à fait exécrable (mais qu’on n’attendait pas quand même à ce point-là, on est en avril, Bon Dieu !) ne nous a pas empêchés de bien vouloir passer aux guichets TKTS mardi soir pour essayer d’avoir des billets pour la nouvelle pièce de l’auteur dramatique et acteur Harvey Fierstein qui s’appelle Casa Valentina. Dans cette pièce, présentée par le célèbre Club de Théâtre de Manhattan dans son propre théâtre de Broadway, le théâtre Samuel Friedman (ex-Biltmore), dans la 47e rue ouest, il s’agit d’un début de week-end en 1962 passé chez un couple un peu particulier dans leur petit hôtel rustique perdu dans les montagnes Catskill, à quelques heures de route au nord-ouest de New-York. Ce couple, un homme et une femme, accueille des travestis (en principe) hétérosexuels, catégorie dont le mari du couple fait lui-même partie. En homme, il s’appelle George, et en femme, Valentina.

theatrefriedman.jpgLe théâtre Samuel Friedman par un temps de pluie


L’auteur, qu’on a vu à cette représentation, nous propose une histoire touffue de contradictions et d’ambiguïtés morales, où le bon sens et le pratique s’opposent à la solidarité généreuse mais aveugle et aux liens d’amitié. Non, ce n’est pas du Disney. Aucun chevalier blanc n’arrive sur scène pour sauver cette bande de naufragés particuliers et la dernière scène nous laisse même à supposer qu’il n’y ait pas de dénouement heureux futur pour ces personnages tourmentés de questions difficiles (ou même impossibles) à résoudre – la condition humaine, je crois.

Le déroulement de la pièce n’est pas, à mon avis, sans heurts – certains moments d’exposition narrative semblent trop immobiles – mais les acteurs sont bons et de toute façon, ça fait du bien de ne pas avoir à subir encore un « happy meal » à la Disney confectionné après de longues réunions avec des consultants et des comptables sur les résultats de sondages de masse détaillés dans de beaux et vastes bureaux super-modernes à Hollywood (et c’est sur vous, Frozen, Aladdin, et The Lion King, pour ne citer que ceux-là, que je pointe mon doigt accusateur !)

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En dessous des enseignes neon dans la place du Temps

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L'enseigne Reuters à gauche en haut parle d'un soldat blessé à côté de centre de recrutement pour les Marines décoré par ce drapeau fait de tubes fluorescents au milieu de la place du Temps

Et puis, hier soir, on est allé voir Hedwig and the Angry Inch au théâtre Belasco, dans la 44e rue ouest. Ni vraiment pièce malgré une histoire bien développée ni vraiment comédie musicale en dépit de la présence d’un groupe musical sur la scène, Hedwig est plutôt un « one-man-show » invraisemblable sur de divers plans. D’abord, son personnage principal serait un type qui ne serait, après un accident chirurgical, ni homme ni femme, puisqu’il n’a pas de vagin et tout ce qui lui reste de son pénis ne serait qu’une bosse de 2,54 cm et « en colère » (d’où cette partie du titre).

theatrebelascofacade.jpg

Devant le théâtre Belasco dans la 44e rue ouest

La pièce de John Cameron Mitchell aurait commencé dans le Village-Est à la fin des années 90 au club Pyramide dans l’avenue A avant d’être montée plus ou moins correctement en 1998 au théâtre de la rue Jane, au bas de l’hôtel délabré du même nom qui se trouvait au bout de la rue Jane dans le Village-Ouest – ce théâtre a disparu et l’hôtel de la rue Jane (ou tout simplement « The Jane ») est devenu un hôtel branché auquel on fait une référence plutôt désobligeante dans la nouvelle pièce, l’appelant un lieu de prédilection de « douchebags », injure très à la mode ces jours-ci pour signifier un gros con.

La pièce a connu un grand succès et c’est devenu ensuite l’un des plus importants événements culturels transgressifs de cette année. Un film, avec l’auteur et l’acteur John Cameron Mitchell encore en vedette, a suivi en 2001. Tout comme le Rocky Horror Picture Show, le film est devenu l’objet d’un culte d’admirateurs. <{> Quand on a annoncé il y a un an à peu près que l’acteur Neil Patrick Harris avait été engagé pour jouer le rôle d’Hedwig dans une grande production de la pièce à arriver à Broadway en printemps 2014, la nouvelle a étonné pour de nombreuses raisons : d’abord, puisqu’il s’agit de M. Harris, qu’on appelle affectueusement par ses initiales NPH, ado vedette depuis ses débuts dans la série TV « Doogie Howser MD » en 1989. Il a ensuite été l’une des vedettes de la comédie TV « How I Met Your Mother » de 2005 à 2014, où il a joué un grand tombeur (de femmes) quoiqu’il eût fait son coming-out en 2006. Il a aussi été l’animateur très applaudi des prix Tony en 2011 quand il avait commencé la soirée en chantant que Broadway « n’était plus que pour les gays »


Il a repris ce rôle d'animateur, toujours avec un succès remarquable parmi un public des plus sophistiqués, en 2012 et 2013. Père avec son partenaire David Burtka de deux enfants, il est à la fois le chouchou du grand public américain, des « hipsters » gays, des fous de théâtre.

NPHenHedwig.jpg

Hedwig à Broadway

C’était donc avec un respect un peu étonné qu’on a accueilli la nouvelle que cet acteur super-populaire voulait bien risquer sa popularité énorme pour jouer dans cette pièce tout ce qu’il y a de plus particulière. Et c’est pourquoi on a très vite acheté, le mari et moi, des billets pour le voir dans Hedwig.

Il faut dire que le public dans le théâtre frémissait déjà d’anticipation avant le « lever du rideau » (il n'y en a pas, en fait) – et il s’agissait aussi d’un public très hétéroclite – des vieux qui étaient venus voir une vedette de TV, des homos, beaucoup de lesbiennes (l’autre personnage principal Yitzhak est un « drag king » ou femme habillée en homme), des punks, des grands-parents, etc.

La première moitié de la pièce, qui ressemble assez aux shows de travestis qu’on connaît bien de La Cerisaie, est soit bizarre soit vulgaire, soit satirique, mais dans la seconde moitié de la soirée on parvient à une sorte de réflexion mélancolique sur la vie dans la belle et triste « Wicked Little Town » :

The fates are vicious and they're cruel
You learn too late you've used
Two wishes
Like a fool

And then you're someone you are not
And Junction City ain't the spot
Remember Mrs. Lot and when she turned around
And if you've got no other choice
You know you can follow my voice
Through the dark turns and noise
Of this wicked little town.
Le spectacle termine avec la chanson Midnight Radio qui réclame avec émotion un esprit de solidarité entre artistes, entre marginaux :

And you're shinin' like the brightest star
A transmission on the midnight radio
And you're spinnin', your new forty-fives
All the misfits and the losers
Well, you know you're rock and rollers
Spinning to your rock and roll
 
Lift up your hands
Lift up your hands
Lift up your hands!
Grande confusion dans la salle – il y en a ceux – beaucoup – qui lèvent les mains ; d’autres chantent le refrain répété ; d’autres restent immobiles – mais tout le monde semble se rendre compte qu’on vient d’éprouver une expérience exceptionnelle et rare dans le théâtre. La chanson terminée, La salle se lève en masse pour hurler son approbation. Il est évident qu’on est en face d’un hit quand autour de soi on n’entend que des « I want to see it again ! »


Hier soir on a signé le contrat pour le spectacle que le chanteur colombien donnera cet été aux Pins, sur l’Île de Feu. On nous avait convoqués, le chanteur et moi, pour 7 heures du soir dans un appartement dans l’un de ces énormes gratte-ciel résidentiels qui ont poussé depuis quelques années au bout occidental de la 42e rue ouest.


boxersHK.jpgLe bar Boxers dans la Cuisine de l'Enfer, avec sa terrasse au 1er, ouvert depuis quelques jours seulement, tout comme...

terrasseAigleNYC.jpg...la terrasse de l'Aigle, dans le Chelsea, ouvert pour la première fois cette saison, dimanche dernier, pour profiter du beau temps enfin arrivé


On s’était donné un rendez-vous à 18 heures au bar Boxers à l’angle de la 9e avenue et la 50e rue ouest, où il y a une terrasse ouverte au 1er étage qu’on ouvre au public quand il fait beau. Comme il nous arrive trop souvent, j’étais plus ou moins à l’heure et lui était en retard de « dix minutes ». Je l’attendais devant le bar, sur le trottoir, où je regardais passer ce monde assez baroque qui se presse dans les rues du quartier, où se côtoient les touristes égarés qui cherchent à retrouver leurs hôtels, les jeunes homos aux jeans moulants et aux coiffures proprement sculpturales, les livreurs hispaniques à bicyclette, les cadres en costume qui rentrent chez eux, et les étrangers, comme moi.

dansla9eave.jpg

Vue du trottoir dans la 9e avenue à l'angle de la 50e rue ouest

Sur la terrasse du 1er, on a essayé de reproduire l’ambiance sexy des Pins en obligeant les barmen et les serveurs à travailler torse nu, ce qui a pu attirer la clientèle, mais qui, ce nonobstant, ne les a pas rendus plus efficaces dans l’exécution de leur boulot.


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La tour dans laquelle on avait notre rendez-vous

En arrivant dans le hall de l’immeuble où allait avoir lieu notre réunion, le concierge nous a informés que nous devions passer au Sky Lounge (désignation qui sent l’élégance aéroportuaire, c’est vrai), une sorte de salon ouvert aux résidents et qui se trouvait en haut de l’immeuble.

Là, sur un mobilier ersatz représentant les grands ébénistes modernes (Mies van der Rohe, Eero Saarinen), autour d’une table basse en verre, on a revu le contrat, spécifié les détails appropriés, et finalement le chanteur a signé. L’un des deux représentants de l’organisation productrice venait de faire enlever les pansements pour le lifting qu’il avait subi – le chanteur a eu le bon sens de s’exclamer vivement sur le grand succès de l’opération tandis que moi, je ne voyais absolument rien de changé autour de ses yeux toujours cernés d’italo-américain néo-jersiais d’un certain âge. Ah, omnia vanitas, n'est-ce pas ?!

L’autre type, un jeune Brésilien qui, pour son travail, semble noter des services de voyage de luxe pour une clientèle privée, ce qu’il fait qu’il serait constamment en voyage entre le Brésil, Miami et New-York. J’ai bien l’impression qu’il ne pourrait pas discuter Proust ou Foucault, mais son grand charme et son esprit fin vous feraient vite oublier ces quelques lacunes dans son éducation traditionnelle. De toute façon, lui aussi avait subi un « traitement » esthétique non spécifié (il s’agissait, je crois, d’une sorte de liposuccion) effectué au bas-ventre où, après quoi, il a connu une éruption cutanée pénible au milieu de ses poils pubiens. Éruption qu’il nous a montrée, en baissant son pantalon et puis son caleçon pour nous la faire voir. Ici Je noterai qu’en l’occurrence l’éruption m’a moins surpris que la couleur rousse de ses poils pubiens.

La réunion terminée, on a fait un tour sur les terrasses du Sky Lounge, qui offrent, sans aucun doute, des perspectives extraordinaires sur Manhattan-by-night.


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Ça brille !

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Le long du Côté ouest vers le bout de l'île de Manhattan et le Centre financier


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Et les quais au nord, avec le yacht illuminé d'un oligarque quelconque

Le mari travaille en ce moment comme un fou pour un client coiffeur (français) qui emménage d’un salon de coiffure pour dames correct dans l’avenue Madison à un étage entier dans un hôtel de luxe dans l’avenue du Parc – du coup son affaire passe de 20 à 60 coiffeurs. Le mari est resté au chantier 12 heures hier et il y est reparti tôt ce matin pour être à disposition de les dépanner en cas de problèmes informatiques éventuels pendant le vernissage.

N’étant pas religieux, on pense essayer de profiter de la religiosité des autres pendant la fête de Pâque pour aller voir la nouvelle pièce d’Harvey Fierstein, Casa Valentina. En tant que ville juive par excellence, New-York se vide pendant les fêtes de Rosh Hashanah, de Yom Kippour et de Pessah, ce qui peut faciliter aux non-croyants (comme nous, et l’ami galeriste qui nous accompagne) de trouver des places pour les spectacles et dans les restaurants les plus populaires.


Soirées en ville

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tourmilliardaire.jpgLa nouvelle tour pour milliardaires cosmopolites qui s'élève dans la 57e rue ouest


tourtrump.jpgLe haut de la tour Trump – anciennement la tour Gulf & Western

On nous avait été invités à assister hier soir à une avant-première de la nouvelle pièce Act One au théâtre Beaumont dans le centre Lincoln par un grand ami du directeur artistique du théâtre, ce qui nous a valu des sièges dits « de la maison », parmi les meilleurs dans la salle, qu’on offre aux producteurs (et à leurs amis), aux artistes selon les contrats signés, et à des vedettes et à des célébrités (pour des fins publicitaires). Malheureusement, la pièce, basée sur l’autobiographie du même nom de l’écrivain de théâtre américain Moss Hart (1904-1961), ne m’a pas captivé. J’avais lu le livre il y a des années et l’histoire qu’il y raconte a du charme, même si elle n’a, à nos esprits devenus un brin cyniques à propos de la vérité réelle de ce genre littéraire, rien d’étonnant – jeune immigré pauvre (juif, dans ce cas particulier) qui travaille dur et peu à peu réussit et devient alors la vedette qu’on connaît. C’est une sorte d’hagiographie tout à fait banale.

pylonestimewarner.jpgLes tours-pylônes du Centre Time-Warner, société qui vient d'être achetée par la Comcast


corridordebroadway.jpgJe remonte le corridor de Broadway vers le centre Lincoln


Mais dans le cas de la vie de M. Hart, il y a quelques pépins. Marié à l’actrice Kitty Carlisle Hart, qui lui a donné deux enfants, Hart, selon son biographe Steven Bach, avait aussi eu des affaires homosexuelles et à La Cerisaie on vous montrera une petite maison très basse au bord de la mer, épargnée par l’ouragan meurtrier de 1938 (qui n’avait pas de nom), où, selon la rumeur, existe un piano que Moss Hart lui-même avait joué pendant ses fréquents séjours dans cet asile pour « sensibles ». Mais de cela, il n’en est pas question du tout dans la pièce, qui semble surtout une version nettoyée et autorisée par la famille.

tourdesmilliardaires.jpg

Une autre tour de milliardaires qui a une adresse sur l'avenue du Parc Central Ouest


partiechictourdesmilliardaires.jpgEt la partie plus chic, qui donne sur le Parc Central, du même « complexe »

Cela plaira sans doute à un certain public – hétéro, âgé, résistant à la révélation de toute « vérité » désagréable qui nuirait en aucune manière à la réputation de l’un d’eux, cet homme à succès, époux et père de famille. Je me demande comment la critique new-yorkaise, surtout celle du Times, va traiter cette version si choisie de la vérité.

chezpjclarke.jpg

Dans le restaurant PJ Clarke en face du centre Lincoln

On a dîné avant le spectacle dans une sorte de taverne irlandaise au nom de PJ Clarke – bourrée de monde à cette heure-là. On a eu un drôle de serveur, éminemment new-yorkais : acteur, amateur de théâtre, pédé, snob anti-télé (tout comme notre ami). On a discuté avec lui de la comédie musicale Hedwig and The Angry Inch (Edwige et le pouce furieux, et, oui, ça fait très bizarre en anglais aussi) qu’on remonte à Broadway avec en vedette l’acteur super-populaire Neil Patrick Harris et qu’on va voir la semaine prochaine, tout comme lui.

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La nouvelle fac de droit de l'université Fordham (je crois)

Ce soir on est allé prendre un apéro chez l’amie ex-éditrice, qui avait convoqué chez elle toute une ménagerie de connaissances, euh, disons hétéroclites. Il y avait même une drôle de femme à pédés, veuve élégante, qui, s’adressant à moi et au mari à côté de moi, exprimait son regret pour l’époque où les hommes homos « adorables » restaient célibataires et donc disponibles pour faire d’agréables mariages blancs entre amis cultivés. Il y avait aussi une directrice de (petit) musée qui, à une remarque sur une longue nécrologie récente parue sur la une du Times d’une mécène de son musée, a répondu « Elle a dû la rédiger elle-même avant de mourir. » Des hors-d’œuvre exécrables, des serveuses trouvées on ne sait pas trop où qui avaient du mal à remplir un verre de vin. On s’est pourtant assez bien amusé dans cet énorme appartement plutôt mal fichu qui représente une sorte de New-York honnête, aisé mais non pas milliardaire, bien éduqué et poli, en voie de disparition.


Quelques photos

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Une tour de Gotham City dans le brouillard de vendredi dernier


pimlicodanslacuisineenfer.jpgUne façade en blanc dans la 53e rue ouest qui suggère (un peu) le quartier de Pimlico à Londres


peinturepublicitaire.jpgOn peint un tableau publicitaire sur le flanc de cet immeuble dans le Village


parcdelaplaceWashington2014.jpgLe parc de la place Washington par une première belle journée de printemps dimanche dernier – l'arc de Washington et au fond la Cinquième avenue


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