Bravo, les transports en commun !

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Le samedi matin il a fait beau, presque chaud, et c’est pour cela que le mari a quitté le nid très tôt pour aller courir dans une course de 10 km en l’honneur de l’Écosse, qu’on fête à New-York toute la semaine, au Parc Central, avec 10 mille d’autres participants dont certains en kilt et tout cela après avoir couru une distance de 35,4 km le vendredi matin, c’est-à-dire un trajet qui a commencé chez nous dans le Village-Ouest jusqu’au pont suspendu George Washington qui passe de l’île de Manhattan jusqu’au continent nord-américain, ou, si vous préférez, au Nouveau-Jersey, où le mari a perdu du temps à la recherche d’un chemin qui le mènerait en principe vers le gare routière de la Régie portuaire dans la 42e rue ouest, d’où on a pris le bus fourni par le Transport Nouveau-Jersey qui nous a déposés dans un coin de la ville de Teaneck.


laqueuepourlebus.jpgDans la queue pour le bus express pour Teaneck – et notez qu'il est bien rare pour moi de me découvrir le plus grand de tous dans la queue


On y est arrivé vers 11 h 30 et il y avait une foule dans les grands couloirs de l’hôtel Marriott qui accueillait le concours NPC d’haltérophilie et de fitness (parmi plusieurs catégories de concours). 


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L'arrêt de bus se trouvait à quelques pas seulement de l'entrée de l'hôtel Marriott, notre destination


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Dans les couloirs, on se prépare pour le passage sur scène – ces deux jeunes gens participent dans la catégorie « fitness » – c'est pourquoi ils portent des shorts de planche et non pas des slips de posing « classiques » des bodybuilders


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Dans la salle de bal, tout à fait bourré de monde, les bodybuilders de la classe poids léger sur la scène – l'éclairage intense détruit l'appareil photo de l'iPhone, je m'excuse

Un monde tellement curieux et tout à fait spécial, c’est le moins qu’on puisse dire – de petits monstres tout bruns (bronzage super foncé à vaporisateur obligatoire) aux muscles saillants, de beaux « rats de salle de sport » en t-shirt et sweat à capuche, les cheveux ras, et leurs petites amies bronzées, aux maquillages incroyables et aux boucles d’oreille diamantées. Les concurrents étaient impressionnants et motivants à la fois !

On est rentré à New-York sans difficulté et après de rapides toilettes, on s’est retrouvé de nouveau dans les transports publics pour aller au nouveau quartier français de New-York, les Jardins de Carroll dans le Brooklyn, où l’on est sorti du métro à la station Rue Carroll pour continuer notre chemin vers le restaurant The Grocery dans la rue Smith. On était six pour dîner, une fête d’anniversaire en retard de deux ou trois semaines (à « un certain âge » on ne se soucie plus, j’ai découvert, de l’exactitude de ces commémorations personnelles qu'on fête un peu n'importe quand) pour un ami commun. Ce restaurant, tenu par d’anciens architectes amis de l’un de notre compagnie, est vraiment exceptionnel – la cuisine ne m’a jamais déçu, le service est charmant, et l’accueil sympa. Soirée très agréable.

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Dans la gare des Chemins de fer de l'Île Longue au sous-sol sale et négligé de la gare de Pennsylvanie, un peu comme la chambre de Cendrillon chez la famille des Grandes Lignes – on remarquera pourtant, même ici, que, à l'opposé des villes de Boston et de Philadelphie, toutes les deux distinctement anglophiles, la ville de New-York s'estime francophile et on le voit dans ses noms de chaînes de restauration rapide locales, comme Au Bon Pain (d'un français impeccable)...


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...comme ici, dans un autre petit restau-minute qui se trouve à deux pas du Au Bon Pain, si même de l'autre côté du grand couloir central, où pourtant on notera l'absence brûlante d'accent aigu sur le e dernier – c'est pénible mais je ne suis pas Sisyphe, je sais bien je n'ai pas sa... concentration à essayer de corriger l'incorrigeable, donc je m'accroche seulement à en parler inutilement sur ce blogue excentrique dans tous les sens dans l'espoir de faire sourire (ou soupir de sympathie) un grammarien ou grammarienne aussi pédant et frustré que moi ;-)

Le lendemain, le jour de Pâques, on a repris le train des Chemins de fer de l’Île Longue à destination de Ronkonkoma (j’ai toujours trop envie de « franciser » ce nom indien en « Ronquonqueaumât » ou quelque chose de pareil – et je trouve qu’en plus il ne faut jamais manquer l’occasion de se servir d’un circonflexe, même superflu ou étymologiquement fâcheux, tellement j’aime ce signe diacritique), où l’ami producteur de télévision est venu nous chercher dans sa bagnole de pépère Buick pour nous obliger à faire des promenades dans des petits bois du coin aussi vides de feuilles vertes que d’intérêt esthétique. À l’entrée de l’un de ces parcs, deux femmes en parka nous ont demandé s’il l’on était venus pour la chasse aux œufs de Pâques (si, si, vraiment !) et l’on leur a vite dit que non, réponse qui a paru les soulager un peu puisqu’elles venaient d’avoir posé les œufs colorés autour des troncs d’arbres et elles avaient l’air de croire qu’on allait peut-être les piquer avant que ne viennent les enfants invités !

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L'un des œufs colorés déposés çà et là dans un petit parc dans la ville de Yaphank (« Yapanque ») qu'on n'a finalement pas piqué


oiesdecanada.jpgDes oies bernaches au repos sur un quai dans un estuaire de la Grande Baie du Sud – j'ai failli les rejoindre, tellement je m'ennuyais à me promener par des forêts toujours hivernales sur l'insistance de l'ami producteur


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La table de Pâques dressée dans le soi-disant « Grand Hall » de cette maison plutôt modeste – le « Grand Hall » ou « Great Room » en anglais étant une manie architecturale vers la fin du dernier siècle, faute de goût auquel l'ami producteur a succombé à cause d'une affaire de cœur regrettable (dans plusieurs sens)

On est finalement rentré chez lui où il a commencé à préparer le repas de Pâques, des côtes d’agneau à la sauce moutarde, des haricots verts, des haricots blancs, le tout suivi d’une tarte au citron et à la noix de coco garnie de mûres. On a commencé avec un champagne rosé en apéro, suivi d’un rouge italien pour le repas. On est rentré par le train de 17 h 03 de la gare de Bellport (Belleport, c’est mieux, non ? Mais le nom de la ville vient d’une famille au nom de Bell, donc j’hésite à proposer un nom français qui pourrait « déformer » ses origines étymologiques) et l’on est rentré chez nous de la gare de Pennsylvanie à pied par la 8e avenue, où l’on passait des gens en short, tellement on a tous hâte de sentir un printemps qui semble traîner méchamment.


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Belport, plutôt, non?

Frédéric, vous avez raison – j'ai ajouté des lettres et vous en avez ôté – malheureusement (d'un certain point de vue purement historique), il s'agit d'un village dont le nom vient d'une famille Bell ;-)

Et pourquoi pas Port-Cloche, du coup ? ;)

Ahh "au bon pain" ca me rappelle de bon souvenir... en Thaïlande, ils sont aussi présents:)

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